Yémen : pendant que le ministre Le Drian affirme sur France Inter qu’il faut être vigilant sur les exportations d’armes vers l’Arabie saoudite et que la guerre au Yémen doit cesser, le cargo saoudien vient à nouveau faire ses courses d’engins de mort français à Marseille.Ci-dessous le communiqué de presse de l’ONG ASER qui a engagé une démarche en justice sur les exportations d’armes vers l’Arabie saoudite il y a un an : 

Un nouveau « cargo de la honte » le Bahri Tabuk cherche à charger des munitions pour des canons Caesar dans le port de Fos s/ Mer

Selon le média indépendant Disclose, le cargo saoudien Bahri Tabuk va tenter de charger  aujourd’hui 28 mai 2019, à Fos s/ Mer des munitions canons Caesar de la société nationale Nexter qui avaient été bloqués notamment grâce aux actions juridiques d’ACTION SECURITE ETHIQUE REPUBLICAINES (ASER) et de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT). 

ASER introduit aujourd’hui une nouvelle procédure d’urgence dans le cadre de son recours pendant devant le tribunal administratif (TA) de Paris. Ce même tribunal qui auditionnera ASER le 11 juin prochain. L’ACAT introduit ce jour un référé liberté devant le TA de Paris.

ASER, l’ACAT, le Mouvement de la Paix et les syndicats seront présent dans le port de Fos s/ Mer afin de s’opposer au chargement de toutes armes qui pourraient servir dans la guerre au Yémen.

Un nouveau bombardement de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis[1] le 16 mai 2019 a fait 7 morts et plus de 47 blessés. Celui-ci s’est produit dans un quartier civil de Sanaa où l’absence de cible militaire à proximité montre un manque manifeste d’une volonté du respect du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire par tous les pays de la coalition.

Malgré cela, le Premier ministre Edouard Philippe qui préside la commission interministérielle d’étude des exportations de matériel de guerre directement responsable de ces exportations, persiste dans la violation des engagements internationaux de la France et précisément de l’article 6 du traité sur le commerce des armes des Nations unies.

La récente tentative d’intimidation par la DGSI des journalistes du média indépendant Disclose confirme le peu de cas dont fait preuve le gouvernement quand au respect des droits fondamentaux dont celui d’informer.

ASER a le statut consultatif  spécial ECOSOC aux Nations unies 

ASER est membre du Réseau d’action international sur les armes légères (RAIAL)

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