Un peu d’optimisme… mais un effacement de la France qui résonne comme un renoncement.

L’adoption à l’unanimité hier par le Conseil de sécurité des Nations unies de la résolution 2452 établissant la Mission des Nations unies en appui à l’accord sur Hodeïda (MINUAAH) est une avancée considérable. Après l’adoption de la résolution 2451 fin 2018, cette nouvelle résolution réaffirme l’engagement du Conseil de sécurité en soutien à la médiation des Nations Unies au Yémen.

La MINUAAH aura au cœur de sa mission la surveillance du respect par les parties du cessez-le-feu dans le gouvernorat de Hodeïda, ainsi que du redéploiement des forces en présence, tel qu’il en découle des accords conclus à Stockholm fin 2018. La sécurisation du gouvernorat d’Hodeïda, où se situe le principal port du Yémen par lequel transitent 85% de l’aide alimentaire et sanitaire et 70% des importations du pays, est indispensable alors que les Yéménites sont aujourd’hui confrontés à l’une des pires crises humanitaires du monde.

Désormais, toutes les parties au conflit doivent prolonger et traduire en actes la dynamique positive lancée par les pourparlers de Stockholm.  

De nouvelles discussions politiques sous autorité de l’ONU doivent encore se tenir dans les plus brefs délais, avec pour objectif de rétablir une paix durable, de soulager la détresse humanitaire dans laquelle se trouve la population du Yémen et d’assurer la stabilité de la péninsule arabique.

On peut déplorer que la France ne soit pas davantage active…

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