La France est-elle accro à ses ventes d’armes ? En tout cas, elle n’a pas suivi l’appel du Parlement européen, favorable à un embargo sur les ventes d’armes à l’Arabie saoudite dans le cadre du conflit au Yémen et visant à condamner l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Notre enquête.

Pour les États vendeurs d’armes, l’Arabie saoudite n’est pas n’importe quel pays. Selon le Sipri, un institut indépendant spécialisé dans la recherche sur les conflits, c’est le second importateur d’armes dans le monde sur la période 2013-2017, juste derrière l’Inde, totalisant à lui seul 10 % des achats militaires. Et pour la France, Riyad n’est ni plus ni moins que son deuxième meilleur client, avec des commandes qui totalisent 10 milliards d’euros sur la dernière décennie, selon le ministère des Armées. «  La France cherche à se positionner sur ce marché et a fait le choix de ne pas prendre en considération certaines caractéristiques du régime  », estime Aude Fleurant, du Sipri. De fait, les exportations de matériels militaires représentent un poids économique significatif pour la France.

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