Mercredi se tiendra une conférence internationale humanitaire, sans ministre, ni ONG, et sans inviter une partie des protagonistes au conflit. La France a dû réviser à la baisse ses ambitions dans l’organisation de ce rendez-vous, censé apporter une réponse à ce que les Nations Unis ont qualifié comme «la pire crise humanitaire».

Après trois années de guerre, le Yémen est un État failli, coupé en deux, avec des rebelles houthistes qui affrontent une coalition hétéroclite de groupes armés, appuyés par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Ces derniers bombardent depuis 2015, avec l’aval des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France. Un conflit oublié qui a causé la mort de plus de 10.000 personnes, le déplacement de deux millions d’autres, la malnutrition de deux millions d’enfants.

Le député de la majorité Sébastien Nadot, qui appelle de ses voeux la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les ventes d’armes françaises aux belligérants du Yémenne décolère pas, et c’est au micro de  de RFI qu’il indique qu’alors que sa résolution est malheureusement d’actualité, elle n’a toujours pas été examinée par l’Assemblée Nationale.

 

Partagez :