RESILIENCE DEMOCRATIQUE

La crise sanitaire que nous vivons est sans précédent. Elle est intense, violente et grave.

Le coronavirus s’est niché dans les plis d’une mondialisation qui échappe au contrôle de la communauté internationale. Il s’est invité à l’heure de la prise de conscience des responsabilités humaines dans la débâcle environnementale et climatique. A ce tableau noir, il faut ajouter que notre pays est en proie à une tourmente démocratique systémique majeure que le renouvellement de 2017 n’a pas résolu.

 Aujourd’hui, tous les moyens pour faire face doivent être mobilisés et l’heure n’est pas aux polémiques stériles. Il faut appréhender au mieux l’urgence.

Parce que la situation le requiert, j’ai voté la loi de finances rectificative de soutien aux entreprises de même que celle permettant de décréter l’état d’urgence sanitaire. Même si quelques points restent à éclaircir sur cette dernière, l’effort tout entier de la Nation doit permettre d’agir vite et efficacement pour que les personnels de santé assurent au mieux leur mission. 

A court terme, je dois également assurer ma mission constitutionnelle d’évaluation des politiques publiques et de contrôle de l’action du gouvernement.

 Mais je dois aussi penser le futur, proche comme plus lointain. Il s’agit là de questionner le sens et la concrétisation de ce que l’on nomme démocratie.

Nulle intention ici de philosopher. On peut simplement considérer les valeurs de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et cette idée de « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » chère à Abraham Lincoln, à laquelle on adossera les enseignements de la fin du 20e siècle, au cœur de la Charte constitutionnelle de l’environnement : 

  • Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé (Art.1) 
  • Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement (Art.2).

 

La crise sanitaire que nous vivons interroge quotidiennement sur les droits et devoirs de chacun, sur la responsabilité des uns sur les autres, sur le respect de la vie collective et le rapport que l’individu entretient à la société.

Réfléchir au sens de la démocratie, c’est également penser le concret, l’institutionnel, le débat, le vote, le désaccord, le conflit, le quotidien. 

Et c’est partir du réel et d’un constat de départ : notre pays doit faire preuve de résilience démocratique. 

Pour un individu, la résilience est un phénomène qui consiste à prendre acte d’un événement traumatique vécu, de manière à ne pas, ou plus, vivre dans le malheur et se reconstruire.

Pour notre pays, il s’agit de reconsidérer à la mesure de la période polytraumatique actuelle mais aussi en intégrant tous les outils avancés dont nous disposons comment une démocratie peut se reconstruire.

 

Plus que l’acceptation d’une photographie de notre société et de notre planète, la résilience démocratique est une porte ouverte sur l’avenir. C’est un examen, un questionnement et des propositions sur tous les espaces démocratiques, du plus simple débat d’idée aux très complexes rouages de nos institutions. C’est une ébauche de réponse aux crises de notre pays et à nos maux.

Nous devons réapprendre ensemble à naviguer entre les vagues et avec les vents. 

Souffles enthousiastes bienvenus !

 

Appel à la mobilisation générale de l’économie française – y compris les laboratoires

Appel à la mobilisation générale de l’économie française – y compris les laboratoires

Question au gouvernement – Séance du 31 mars 2020

Sans tests massifs, les résidents des EPHAD sont prisonniers comme des rats !

Merci monsieur le Président Ferrand de me laisser poser ma question sous cette forme inhabituelle. Notre Assemblée nationale peut s’enorgueillir de son plan de continuité démocratique inédit.                    

” Ma question s’adresse au ministre de l’Economie et des Finances.

Le 17 mars dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a appelé chaque pays à tester, tester, tester, MASSIVEMENT sa population. Argumentant qu’on ne combat pas un incendie les yeux bandés. C’est particulièrement évident pour nos aînés en EPHAD. Tant que les personnels soignants – que je tiens au passage à saluer comme les nouveaux hussards de la République – tant que les personnels des EPHAD ne seront pas testés, nos aînés sont en réalité prisonniers comme des rats, ne pouvant que s’en remettre au petit bonheur la chance d’être préservés du SARS nCov-2019.

Le ministre de la santé a annoncé mardi 24 mars que le nombre de tests allait augmenter en France. Une lueur d’espoir quand l’Allemagne effectue actuellement 500.000 tests par semaine quand la France en fait 10 fois moins ! Certes, chaque région s’est vue dotée d’un automate permettant d’effectuer des tests en nombre significatifs dès la semaine prochaine mais en nombre toujours insuffisant.

Dans le même temps des laboratoires pharmaceutiques ont mis au point des tests dont ils réservent jusqu’à ce jour la primeur à des pays étrangers. 

Dans le même temps, des entreprises en capacité d’augmenter la production de tests, d’en améliorer l’analyse attendent des financements.

Dans le même temps une stratégie nationale articulée avec une stratégie à l’échelle régionale se fait attendre.

La désindustrialisation à la Française des 20 dernières années n’explique pas tout. Il y a aussi la volonté politique. La loi d’urgence sanitaire votée à la hâte au Parlement permet la réquisition de tous biens et services pour faire face à la catastrophe. Elle permet également de financer la lutte contre l’épidémie. Si on est en guerre contre un virus, c’est une économie de guerre contre le virus qu’il faut adopter, avec les bonnes armes.

Monsieur le ministre de l’économie, qu’attendez-vous pour mobiliser l’intégralité des forces industrielles au service des françaises et des français ? De cette véritable mobilisation de toutes les forces économiques qu’on attend dans les territoires dépendra le bilan de cette épidémie sur les personnes vulnérables. “

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Engagement citoyen : réserve civique et actions solidaires


La Réserve civique est un outil qui permet de faciliter l’expression des solidarités. Il permet, d’une part, de recenser et de faire connaître les besoins des associations et des collectivités en bénévoles et d’autre part, à tout citoyen engagé de se faire connaître pour apporter son aide. Dans le respect absolu des règles de sécurité sanitaire, le Gouvernement a identifié quatre « missions vitales » : l’aide alimentaire et d’urgence, la garde d’enfants des soignants ou des structures de l’aide sociale à l’enfance, le lien avec les personnes fragiles isolées et la solidarité de proximité.

https://covid19.reserve-civique.gouv.fr/

Dans cette coalition solidaire, plusieurs initiatives nationales visent également à répondre aux besoins concrets des habitants :

– le kit Coronavirus pour la solidarité de voisinage (www.voisinssolidaires.fr), 

– le plan d’actions Covid 19 mairies engagées à l’initiative de l’association des maires ruraux de France (www.amrf.fr),  – « Croix-Rouge chez vous » à l’attention des personnes vulnérables confinées en situation d’isolement social ( 09 70 28 30 00, disponible 7J/7 de 8h à 20h (www.croix-rouge.fr)

L’UNAPEI a réalisé (avec l’aide d’associations et d’ESAT), pour les personnes en situation de handicap mental ou ayant des difficultés de compréhension, des modèles d’attestations de déplacement dérogatoire et des consignes en FALC, téléchargeables sur son site internet.

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#LPPR #Recherche #France On a besoin de moyens en SHS sur les territoires.... 1 - L’effort budgétaire annoncé se concrétisera-t-il ? 2 - ↗️ la part de financement par appel à projet au détriment de la recherche pérenne est une erreur. youtu.be/WPgGHU8zfXQ @HuetSylvestre

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