Le 27 février 2018, Sébastien Nadot interpellait le gouvernement sur la Guerre Civile qui se déroule au Yémen : «  M. Sébastien Nadot alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le 25 mars 2018, 3ème anniversaire de la guerre pour les populations civiles du Yémen, avec déjà ses 10 000 morts et 53 000 blessés. Sur 27 millions d’habitants que compte le Yémen, 8 sont au bord de la famine, 2 ont été déplacés et plus d’1 million affectés par une épidémie de choléra, difficilement contrôlable en raison du conflit. En 2017, l’ONU déclarait que le pays connaissait « la pire crise humanitaire depuis la seconde guerre mondiale ».  » ( vous pouvez retrouvez cette question au gouvernement en cliquant ici .

Le 22 Mai 2018 le Gouvernement a répondu à la question du député : «  La France est très préoccupée par l’aggravation significative de la situation humanitaire au Yémen ces derniers mois. Au total, ce sont aujourd’hui 22.2 millions de personnes, soit près de 75 % de la population, qui ont besoin d’une aide humanitaire, et 2.1 millions de personnes sont toujours déplacées à l’intérieur du pays. La Coalition
arabe a annoncé une aide humanitaire de 1.5 milliards de dollars. La France considère avec intérêt cette initiative et mène un dialogue avec les Etats de la Coalition pour que cette annonce soit suivie d’effets et soit menée en concertation avec les Nations unies et les ONG présentes au Yémen. La France invite de manière constante les parties au respect des principes du droit international humanitaire dans la conduite des hostilités, particulièrement le principe de proportionnalité. En tant que partie à un conflit armé, la Coalition a des responsabilités à cet égard. La France entretient avec cette dernière un dialogue régulier s’agissant du respect du droit international humanitaire. Ces messages ont été passés au plus haut niveau, par le Président de la République et le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, à leurs interlocuteurs saoudien et émirien. Au Conseil de sécurité, la France se mobilise également pour que la situation humanitaire soit suivie de manière régulière. S’agissant des autorisations de licence,
celles-ci sont délivrées sous la responsabilité du Premier ministre après avis de la Commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG). La délivrance des autorisations d’exportations des matériels de guerre se fait, dans le strict respect des obligations internationales de la France, notamment les dispositions du Traité sur le commerce des armes, et des huit critères de la position commune européenne. Cette évaluation tient notamment compte de la nature des matériels, de l’utilisateur final, des questions de respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire et de la stabilité régionale. Bien entendu, tout ce qui peut porter atteinte à la sécurité des civils fait partie des critères qui conduisent à autoriser ou ne pas autoriser ces exportations. Enfin, la France se mobilise activement pour obtenir un cessez-le-feu qui permette un accès humanitaire complet, sûr et sans entrave aux populations affectées pour favoriser le retour des parties à la table des négociations en vue d’un accord politique global et inclusif, dans le respect de l’intégrité territoriale du pays. La dégradation de la situation sécuritaire et l’affaiblissement de l’Etat yéménite font le jeu des groupes terroristes présents dans le pays, notamment Daech et AQPA (Al Qaida dans la Péninsule arabique). C’est pourquoi il est urgent de mettre un terme à ce conflit en mettant en œuvre une solution politique inclusive. La France apporte son
plein soutien en ce sens au nouvel envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies, le Britannique Martin Griffiths, qui a pris officiellement ses fonctions mi-mars. Elle l’encourage à relancer les négociations yéménites dans les meilleurs délais en vue de parvenir à une sortie de crise.  »

Retrouvez la question et la réponse du gouvernement ici

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