Question soumise le 23 octobre 2018

M. Sébastien Nadot attire l’attention de M. le Premier ministre sur l’engagement et les moyens mis en œuvre par le Gouvernement pour associer les plus exclus dans le développement, la mise en œuvre et l’évaluation de la stratégie de lutte contre la pauvreté. Lors de la Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre 2018, des citoyens et des citoyennes se sont rassemblés à l’appel de nombreuses associations pour rappeler que la grande pauvreté est une violation des droits humains et qu’il est possible de l’éradiquer. Le Président de la République s’est d’ailleurs engagé à l’éradication de la grande pauvreté à hauteur d’une génération. En 2018, en France, 2,3 millions de personnes survivent péniblement avec moins de 680 euros par mois. Dans la sixième puissance mondiale, c’est inacceptable. Pourtant, la France, pionnière en matière de lutte contre la pauvreté, s’est déjà dotée en 1998 d’une loi d’orientation qui fixe l’ambition et la priorité de la lutte contre les exclusions dans les politiques publiques. Une loi qui met en évidence l’importance de penser et agir avec les personnes en situation de pauvreté. Cette participation est aujourd’hui essentielle afin de lutter efficacement contre la grande pauvreté et permettre à chacun, notamment aux plus vulnérables, d’avoir toute sa place dans la société. Elle est possible mais demande d’en rassembler les conditions et les moyens. À l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, dans la suite du plan pauvreté récemment annoncé, il lui demande quelles mesures il entend prendre afin d’inscrire au mieux les personnes en situation de pauvreté dans le développement et la mise en œuvre de la stratégie de lutte contre la pauvreté.

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