Frédérique Vidal, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche et Mounir Mahjoubi, secrétaire d’état au numérique présentent aujourd’hui à Toulouse les grandes orientations du plan national pour l’intelligence artificielle.  Un comité de pilotage national en province avec 2 ministres. Mais il faut dire qu’il s’agit d’intelligence artificielle et le site toulousain a beaucoup d’atout pour être un acteur majeur dans ce domaine. Le projet ANITI prend son envol : très haut niveau de recherche, partenaires industriels à la pointe, Airbus en chef de file, un eco système de start-up très riche…

Il n’en fallait pas moins pour que le directeur du CNRS, celui de l’Agence Nationale pour la Recherche, celui de l’INRIA, le secrétaire général des Projets d’investissement et bien d’autres se retrouvent au laboratoire de l’IRIT, notre fleuron local de labo d’informatique.
Les collaborations internationales sont initiées avec le Canada, l’Allemagne, la Finlande, l’Australie ou la Corée. Un enjeu simple : quel modèle et quelles valeurs dans la gouvernance mondiale ou Chinois et entreprises américaines ont déjà pris de l’avance. Une ambition : la France leader en Europe de l’IA. Des valeurs européennes pour l’IA, pour le monde de demain !

Ce plan, qui fait suite aux propositions du rapport présenté par Cédric Villani et des annonces d’Emmanuel Macron lors du sommet AI For Humanity a pour objectif de renforcer la puissance de la France dans l’intelligence artificielle.

Ce plan national inclut notamment la création des instituts 3IA dont la liste des candidats présélectionnés a été annoncée récemment. L’état prévoit de consacrer 200 millions d’euros au financement de ces instituts qui sont des regroupements régionaux de pôles de compétences pluridisciplinaires dédiés à la recherche en intelligence artificielle.

L’état semble avoir désormais pleinement conscience que la France a elle seule ne pourra pas rivaliser avec les deux plus grandes puissances de l’intelligence artificielle que sont les Etats-Unis et la Chine. La volonté annoncée aujourd’hui par Frédérique Vidal et Mounir Mahjoubi est de faire de l’Europe une puissance, qui soit, elle, capable de rivaliser. Cela grâce au concours de la France notamment, mais également de l’Allemagne qui a récemment annoncé un investissement de 3 milliards d’euros dans l’intelligence artificielle, ainsi que du reste de l’Europe. La France consacrera d’ailleurs 115 millions aux coopérations.

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