Si le service Galileo est déjà opérationnel depuis bientôt deux ans et compte plusieurs centaines de millions d’utilisateurs quotidiens, le système avait encore des trous dans la raquette. Une fois achevée la mise en service de ces quatre satellites, d’ici à six mois, le système européen sera enfin disponible partout, avec un niveau de précision de l’ordre du mètre, contre 2 mètres au mieux pour le GPS américain et 10 mètres pour leurs équivalents russes (Glonass) et chinois (Beidou).
La fin du premier chapitre

De quoi permettre aux Européens de crier victoire, après vingt années d’efforts jalonnées de plusieurs déconvenues. « La constellation de première génération est désormais complète, s’est réjoui Jean-Yves Le Gall, le président du Centre national d’études spatiales (CNES), où fut conçue l’architecture du système Galileo. C’est la fin du premier chapitre, qui s’est traduit par 10 lancements depuis 2012. Nous allons continuer à améliorer le service, mais nous sommes déjà très au-delà du niveau de précision offert par le GPS américain », affirme-t-il.

Objectif 2020

Le chantier Galileo, qui a déjà nécessité 8 milliards d’euros d’investissements de l’Union européenne, n’est toutefois pas encore totalement achevé. Deux milliards d’euros, deux ans de plus et au moins quatre autres satellites supplémentaires seront encore nécessaires pour atteindre l’objectif final de 30 satellites opérationnels en 2020 et assurer ainsi la robustesse du système. « Les prochains satellites seront destinés à remédier aux défaillances et remplacer les satellites les plus anciens », précise Jean-Yves Le Gall.