Le député, secrétaire du groupe parlementaire France-Yémen, milite depuis plusieurs mois pour une commission d’enquête sur la vente d’armes aux belligérants du pays ravagé par la guerre.

« Monsieur Nadot, vous remettez immédiatement cette banderole aux huissiers ! Immédiatement ! », a scandé Richard Ferrand, tel un maître d’école. Mardi, le député de Haute-Garonne Sébastien Nadot a fait une incartade remarquée dans l’hémicycle, en brandissant une banderole sur laquelle était inscrite « La France tue au Yémen ».

Le député, qui avait été exclu du groupe LREM en décembre 2018pour avoir voté contre le budget 2019, a rapidement été recadré par le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand.

« M. Nadot, cette attitude non seulement interrompt inutilement la parole de notre collègue Meyer Habib, de surcroît je vous rappelle le règlement et ce sera également inscrit au procès-verbal », a-t-il déclaré.

Une commission d’enquête sur la vente d’armes au Yémen

Cette sanction privera le député d’un quart de son indemnité parlementaire pendant un mois, soit environ 1 331 euros, selon la plateforme Projet Arcadie.

Le député Sébastien Nadot, qui est secrétaire du groupe parlementaire France-Yémen à l’Assemblée, avait déjà plusieurs fois lancé l’alerte sur le conflit qui ravage le Yémen depuis 2015.

En 2018, il avait notamment expliqué sa volonté de créer une commission d’enquête parlementaire sur les ventes d’armes aux belligérants au journal La Voix du Nord. Le conflit, considéré comme l’une des plus graves crises humanitaires récentes, a causé la mort de plus de 10 000 personnes et le déplacement de plus de 2 millions de Yéménites.

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