« L’affaire Benalla » a remis en question l’indépendance du pouvoir judiciaire en France. L’incident avec le conseiller à la sécurité d’Emmanuel Macron, Alexander Benalla, pourrait entraîner des réarrangements au sein du gouvernement français déclare Sébastien Nadot, un membre de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale de France, membre du parti au pouvoir La République En Marche!. Le politicien a souligné que l’attaque de Benalla contre les manifestants le 1er mai 2018 à Paris pourrait coûter le siège au ministre de l’Intérieur, Gerard Collomb, qui était au courant de l’incident depuis deux mois, mais n’a jamais ouvert d’enquête.

Le cas d’Alexandre Benalla parle de « la crise de tout le système politique français », a déclaré Sébastien Nadot aux Izvestia. « L’affaire Benalla a clarifié une chose importante: la France n’a pas seulement affronté une crise institutionnelle, dont la solution est la réforme constitutionnelle, tout notre système politique a montré son incohérence », a-t-il déclaré. – La situation actuelle peut conduire à une révision du cabinet: le chef du ministère français de l’Intérieur, Gérard Collomb, risque fort d’être contraint de quitter son poste. Mes collègues de l’Assemblée Nationale discutent déjà de cette question.

Le scandale a éclaté deux mois et demi après les faits, lorsque le journal français Le Monde a découvert dans le « policier » un conseiller d’Emmanuel Macron sur la sécurité présidentielle. En fin de compte, il a participé à la manifestation à titre d’observateur (en France, les hommes politiques, journalistes, sociologues et bien d’autres peuvent obtenir ce statut afin de se familiariser avec le travail de la police, sans interférer avec leurs actions).
Pendant ce temps, la discussion sur la réforme constitutionnelle à l’Assemblée nationale, annoncée par Emmanuel Macron lors de sa campagne électorale, a été temporairement suspendue. « Le gouvernement a décidé de reporter l’examen de la réforme constitutionnelle et espère qu’il pourra y revenir plus tard afin de poursuivre la discussion dans des conditions plus calmes », a déclaré la ministre française de la Justice Nicole Belloubet.

Proposé par le président français la réforme constitutionnelle prévoit la réduction du nombre de parlementaires, l’introduction du système majoritaire proportionnel mixte, l’accélération des procédures parlementaires, le renforcement des pouvoirs de contrôle du Parlement, l’autonomisation des autorités locales, l’abolition de la Cour de justice, dans le ressort duquel le crime de représentants du pouvoir exécutif, la réforme du Conseil suprême de l’octroi leurs pouvoirs plus larges en nommant des procureurs.

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