Une route solaire, une première en Occitanie

Les curieux l’ont peut-être déjà aperçue en circulant du côté du quartier Enova (nommé ainsi en raison d’ennovada qui signifie innovation en occitan), à Labège, Rue de l’Occitane, à proximité du cinéma Gaumont, des panneaux photovoltaïques ont fleuri sur le sol, sur une seule des deux voies, constituant ainsi la première route solaire d’Occitanie. C’était le 22 décembre 2017 en Normandie que la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal inaugurait un kilomètre de route solaire ce qui constituait une « une première mondiale ». Une borne a été installée, pour indiquer le nombre de kwH produits depuis l’installation de la route jusqu’à aujourd’hui Jeudi 3 Mai, jour de l’inauguration, en présence notamment de Jacques Oberty, président du SICOVAL, Laurent Cherubin, Maire de Labège, et Sébastien Nadot député de Haute Garonne.

 

Mise au point par WattWay et cette route solaire est plus qu’un gadget, cela s’inscrit surtout dans le cadre du plan « développement durable et numérique ». Des capteurs installés pour capter l’énergie du soleil. Energie qui est ensuite réutilisée pour alimenter les bâtiments. Pour mieux informer, la borne indiquera également le nombre d’ordinateurs alimentés grâce à cette énergie. Pas de changement pour les véhicules : ils continueront à circuler normalement sur cette route située dans le quartier Enova. Un défi de taille ! Car ces cellules sont identiques à celles posées sur le toit des habitations ou des immeubles. A la différence près, c’est que les véhicules roulent dessus. Après recherches et essais, une solution innovante a été trouvée pour les protéger.

Johnny Clatot, responsable scientifique du projet Wattway de l’entreprise Colas, en charge de cette expérimentation développe l’origine de l’idée : «Nous avons réalisé que le trafic de marchandises ne représente que 10 % de la vie d’une route et nous sommes interrogés sur l’utilité des 90 % restants. À cette époque, le photovoltaïque était à la mode, d’où l’idée de poser des cellules photovoltaïques sur la route.» Mais la partie était alors loin d’être gagnée. Il poursuit : «Les cellules ont les mêmes propriétés que posées sur un toit. Mais elles doivent résister à la contrainte du trafic, alors qu’une cellule mesure 200 microns d’épaisseur et casse facilement. Le défi était de mettre au point un complexe de matériaux permettant de les protéger.»
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