Question au gouvernement – Séance du 31 mars 2020

Sans tests massifs, les résidents des EPHAD sont prisonniers comme des rats !

Merci monsieur le Président Ferrand de me laisser poser ma question sous cette forme inhabituelle. Notre Assemblée nationale peut s’enorgueillir de son plan de continuité démocratique inédit.                    

” Ma question s’adresse au ministre de l’Economie et des Finances.

Le 17 mars dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a appelé chaque pays à tester, tester, tester, MASSIVEMENT sa population. Argumentant qu’on ne combat pas un incendie les yeux bandés. C’est particulièrement évident pour nos aînés en EPHAD. Tant que les personnels soignants – que je tiens au passage à saluer comme les nouveaux hussards de la République – tant que les personnels des EPHAD ne seront pas testés, nos aînés sont en réalité prisonniers comme des rats, ne pouvant que s’en remettre au petit bonheur la chance d’être préservés du SARS nCov-2019.

Le ministre de la santé a annoncé mardi 24 mars que le nombre de tests allait augmenter en France. Une lueur d’espoir quand l’Allemagne effectue actuellement 500.000 tests par semaine quand la France en fait 10 fois moins ! Certes, chaque région s’est vue dotée d’un automate permettant d’effectuer des tests en nombre significatifs dès la semaine prochaine mais en nombre toujours insuffisant.

Dans le même temps des laboratoires pharmaceutiques ont mis au point des tests dont ils réservent jusqu’à ce jour la primeur à des pays étrangers. 

Dans le même temps, des entreprises en capacité d’augmenter la production de tests, d’en améliorer l’analyse attendent des financements.

Dans le même temps une stratégie nationale articulée avec une stratégie à l’échelle régionale se fait attendre.

La désindustrialisation à la Française des 20 dernières années n’explique pas tout. Il y a aussi la volonté politique. La loi d’urgence sanitaire votée à la hâte au Parlement permet la réquisition de tous biens et services pour faire face à la catastrophe. Elle permet également de financer la lutte contre l’épidémie. Si on est en guerre contre un virus, c’est une économie de guerre contre le virus qu’il faut adopter, avec les bonnes armes.

Monsieur le ministre de l’économie, qu’attendez-vous pour mobiliser l’intégralité des forces industrielles au service des françaises et des français ? De cette véritable mobilisation de toutes les forces économiques qu’on attend dans les territoires dépendra le bilan de cette épidémie sur les personnes vulnérables. “

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