Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a vanté mardi, devant les députés et le gouvernement français, une « approche progressiste » face aux changements liés notamment à la mondialisation ou au climat, alors que « dans trop de pays, le populisme se répand ». Dans un hémicycle comble, qui lui a réservé plusieurs ovations debout, ce « descendant d’un charpentier français de La Rochelle » a chanté l’« amie de toujours, la France », alors que « les grandes démocraties libérales portent la responsabilité d’articuler une vision claire et convaincante de l’avenir » face aux « défis ». « Amis français, les Canadiens vous tendent la main. Ayons l’audace de bâtir ensemble un monde plus progressiste, plus diversifié, plus vert, plus inclusif, plus ouvert, plus démocratique », s’est-il exclamé vers la fin de son allocution.

Justin Trudeau était le premier chef de gouvernement canadien à se livrer à cet exercice auquel seule une vingtaine de responsables étrangers ont été conviés depuis le début de la Vème République, en 1958. Constatant que « dans trop de pays, le populisme se répand, la démocratie s’érode », que « des millions de gens prennent la route, risquant leur vie, en quête d’un avenir meilleur », sans compter « un climat qui change », il a déclaré que « force nous est d’admettre que changement n’est pas toujours synonyme de progrès ». Un message approuvé sur beaucoup de bancs.

Retrouvez son allocution devant le Parlement ici

 

 

 

 

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